L'IA écrit l'accroche, un humain signe le message

Le débat sur l’IA en prospection se pose presque toujours en tout ou rien. Soit vous automatisez et vous acceptez que ça sonne robot, soit vous écrivez tout à la main et vous acceptez d’envoyer quinze messages par semaine.
Il existe une troisième voie, et c’est celle qui fonctionne : laisser l’IA écrire les deux phrases qui doivent changer pour chaque personne, et garder tout le reste fixe et humain.
La structure qu’on utilise
Un premier message compte cinq parties. Deux seulement sont générées :
- La salutation. Fixe. Une ligne, sans point d’exclamation.
- Le fait. Généré. Une phrase de huit à seize mots : une chose vérifiable sur la personne ou son entreprise, en nommant où on l’a vue. Pas de compliment, pas de question.
- L’enjeu. Généré. Une phrase de huit à dix-huit mots : ce que ce fait implique pour une entreprise comme la sienne, dit comme quelqu’un du métier. Pas de question, pas de pitch.
- L’invitation. Fixe. Dix à quinze minutes pour en parler, parce que c’est exactement ce que vous passez vos journées à faire, et la curiosité de savoir comment la personne s’y prend de son côté.
- La question finale. Fixe. « Seriez-vous ouvert(e) à un café virtuel ? » Rien de plus.
Deux blocs générés sur cinq. Cette proportion est volontaire. C’est assez pour que le message soit indiscutablement destiné à cette personne, et assez peu pour qu’un humain puisse le lire et l’approuver en quinze secondes.
Ce qui fait un bon fait, et un bon enjeu
Le fait doit être vérifiable et vous devez dire d’où il vient. « J’ai vu sur ton site que vous accompagnez les PME manufacturières » prouve que vous avez regardé. « Ton parcours m’a impressionné » ne prouve rien du tout.
L’enjeu est la partie difficile. La plupart des phrases qu’une IA écrit après un fait sont des compliments déguisés ou des généralités : « c’est impressionnant », « vous avez sûrement des défis ». Personne n’y réagit. Ce qui marche, c’est une phrase qui dit ce que le fait implique, vue par quelqu’un du métier :
- « Deux adresses, c’est deux fois plus de clients à aller chercher. »
- « Les gens qui savent lire un dossier de souscription au complet sont rares. »
- « Quand une entreprise ouvre une deuxième adresse, l’image doit suivre partout en même temps. »
Ce qu’il ne faut jamais laisser seule à l’IA
Trois choses, d’expérience. Le ton, parce qu’un modèle dérive vers l’enthousiasme et que l’enthousiasme se lit comme de la vente. Les faits, parce qu’un modèle inventera volontiers une levée de fonds qui n’a jamais eu lieu. Et la demande, parce qu’un modèle cherchera à conclure, et que conclure au premier contact est exactement ce qui fait arrêter la lecture.
Le test à faire sur vos propres messages
Prenez un message que vous êtes sur le point d’envoyer et retirez-en le prénom. S’il pourrait partir à n’importe qui d’autre sur votre liste sans retouche, il n’est pas personnalisé. C’est un modèle avec un champ de fusion, et la personne en face le voit.
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